28 juil 2010

L’apithérapie

Rédigé par cetam 9 commentaires

INTERET de l’APITHERAPIE « UBI APIS – IBI SALUS »

I° APITHERAPIE

A) INTRODUCTION

Le titre « Intérêt de l’apithérapie, » s ‘explique du fait des deux sens du mot intérêt. L’un, à visée noble, intellectuelle, médicale, est positif mais comme dans le masque de JANUS, il existe aussi une face plus obscure de l’apithérapie, celles des mercantiles souvent plus charlatans que guérisseurs.

Comme médecin et apiculteur, je me suis intéressé de longue date à l’apithérapie, synthèse logique, peu usitée, de deux passions complémentaires.Les médecins apiculteurs sont très peu nombreux en Europe et aux USA, encore moins ceux participant aux qualifications et à l’analyse des produits de la ruche comme nous le faisons au CETAM-L.

Une apithérapie médicale sérieuse existe heureusement, issue de recherches physiologiques et biologiques passionnantes, faites par de nombreuses équipes scientifiques et médicales des différents continents avec d’encourageantes perspectives thérapeutiques.

B) DEFINITION de l’APITHERAPIE

1) DEFINITIONS

a) Selon DONADIEU 1975 : « L’apithérapie est le traitement des maladies par les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille, et tout particulièrement le pollen, la propolis, le miel, la gelée royale et le venin.Ce sont essentiellement des thérapeutiques de terrain qui visent la prévention des maladies mais aussi ont des vertus curatives. »

b) Selon BECKER, 2007, plus conforme aux réalités scientifiques du 21° S : « L’apithérapie est le traitement préventif ou curatif des maladies humaines ou vétérinaires par les produits biologiques issus ou extrait du corps même de l’abeille, sécrétés par elle ou récoltés et transformés par elle. »

En fonction des continents, le terme Apithérapie n’a pas le même sens. Ainsi, en Europe l’apithérapie fait référence à la cicatrisation par le miel, aux Etats Unis, « apitherapy » signifie thérapeutique par le venin, au Japon, l’apithérapie est le traitement des maladies par la propolis. L’apithérapie est de fait multiple, c’est aussi l’usage par l’allopathie de médicaments extraits ou synthétisés, à partir des produits de la ruche utilisés traditionnellement et dont l’activité thérapeutique est scientifiquement confirmée. Ces médicaments entrent donc logiquement dans le domaine de l’allopathie, comme d’autres médicaments issus des plantes, d’animaux. Il y a interpénétration de la médecine scientifique et de la tradition médicale populaire.

Le champ d’application principal de l’apithérapie médicale moderne se situe dans le traitement des infections bactériennes, broncho-pulmonaires, gastro-intestinales ou virales comme l’herpes, la varicelle. Elle est très intéressante dans le traitement des brûlures et dans la cicatrisation des plaies de tous types où elle a largement fait ses preuves. L’association synergique huiles essentielles et miel est un moyen efficace, bon marché, de traitement des infections saisonnières. L’aromatogramme est un examen de contrôle scientifique de l’activité des HE sur les germes pathogènes du patient, permettant une prescription ciblée des huiles avec le miel floral adapté. L’usage de la propolis est large au Japon mais ses effets sont exploités aussi par de nombreuses autres cultures y compris dès l’Antiquité en Europe. Son intérêt est conforté par la chimie moderne qui y trouve des sources importantes de molécules à valeur thérapeutique.

2) Apithérapie :Médecine complémentaire ou médecine alternative ?

a) En médecine le terme « alternatif » implique le choix d’une approche différente de la santé et de la maladie que celle de la médecine moderne . Un patient peut rejeter en tout ou en partie la médecine allopathique et opter pour l’homéopathie ou une médecine traditionnelle en tant que système permettant de comprendre et de traiter la maladie.

b) Le terme « complémentaire » décrit une forme de thérapeutique qui est utilisée en plus de la médecine allopathique ou traditionnelle. Le patient fait appel aux suppléments alimentaires, à la méditation, au magnétisme, à l’astrologie, etc, tout en prenant ses remèdes traditionnelles, allopathiques, voir les deux . La distinction entre médecine alternative et médecine complémentaire reste arbitraire à différends égards. La médecine contemporaine allopathique progresse selon des évaluations successives reproductibles, scientifiques, base de l’ « évidence médecine » anglo-saxonne et européenne ce qui est difficile ou impossible dans les médecines alternatives traditionnelles.

c) L’Apithérapie est un concept global de santé. Sachez que les produits naturels issus de la ruche sont des aliments, en aucun cas des médicaments .Les recherches entreprises, les expérimentations récentes dans certains services hospitaliers en Europe, aux USA, en Asie, témoignent cependant d’effets thérapeutiques intéressants de ces produits qui ouvrent de nouvelles voies de recherche en médecine et confèrent à l’apithérapie moderne un avenir parmi les thérapies complémentaires à la médecine allopathique.

C) L’ APITHERAPIE MEDECINE D’ETAT ? CUBA

En me penchant sur les écrits « d’apithérapeutes » vantant largement les mérites de l’apithérapie à Cuba, j’ai trouvé un vaste fourre-tout où tous les maux, du plus humble au plus terrible, avaient un traitement apiaire considéré comme efficace, éprouvé et salvateur. Ces textes louangeurs rappellent que l’apithérapie avait non seulement droit de cité mais était encouragée fortement par l’état. Selon ces auteurs, elle devenu un fait social et médical incontournable. « La médecine des abeilles est reconnue à Cuba comme une solution nationale de santé publique et permet de remplacer valablement 70 % de la pharmacopée de première intention. « ! » Ce qui n’est pas rien vous en conviendrez ! Le traitement de pathologies très diverses par les seuls produits de la ruche ou de ses dérivés, sont, dans les conditions économiques réelles, désastreuses de ce pays, il faut le reconnaître pour les habitants de cette île, un « ersatz » de fortune. L‘apithérapie est de fait vécue par la population démunie, habituée à toutes sortes de privations, comme un moyen thérapeutique par défaut, faute d’autre choix. Il n’y a pas, à Cuba,de libre adhésion à l’apithérapie, il convient de ne pas l’oublier, alors qu‘en Europe, cela reste un choix volontaire, très minoritaire de malades motivés. Malgré un taux de médicalisation record à Cuba, soit un médecin pour 200 habitants, médecins dont j’ignore les qualifications en regard de celles exigées en France, la population pour les pathologies graves, ne peut accéder qu‘avec difficultés, aux soins de type occidental. Cela est dû à la parcimonie des médicaments allopathiques modernes proposés et à la vétusté de la majeure partie des équipements sanitaires.

D) UNE CHANCE POUR L’APITHERAPIE ?

Est-ce une chance pour l ‘Apithérapie ? La réponse est à priori positive puisque n’ayant pas d’autre traitement, des mesures statistiques d’efficacité de cette thérapeutique « naturelle » appliquée à grande échelle, celle d’une population de 12 à 13 millions d’habitants, sont possibles. Mais, compte tenu de l’obligation de résultats idéologiquement satisfaisants, ils sont pour le moins sujets à caution, car pour satisfaire à l’idéologie, ils sont souvent faussés ou biaisés comme dans tous les pays totalitaires. Ils le sont aussi par l’usage concomitant de produits allopathiques, soit prescrits en complément, soit pris à l’insu, provenant du « marché noir ». Il convient donc d’être circonspect, de vérifier les résultats publiés, de les confirmer ailleurs et en attendant d’être très prudent dans leur exploitation. Ceci n’est objectivement pas fait dans la littérature des « apithérapeutes » ce qui est dommageable pour la crédibilité de l’apithérapie . Aux USA, une cinquantaine de médecins seulement pratiquent l’apithérapie. Cette pratique est aussi marginale en Europe sauf dans les pays à faible niveau de vie. En Afrique, comme par exemple au BENIN, des traitements de ce type sont proposés et semblent, en association avec des extraits de plantes tropicales de médecine traditionnelles, avoir une certaine efficacité…

E) APITHERAPIE ET INTERNET

Séparer le bon grain de l’ivraie, m’a pris plusieurs mois. Les raisonnements spécieux, les amalgames pseudo-scientifiques, sont repris sans vérifications.Ils prolifèrent sur les sites électroniques des « naturopathes » de tous poils, de chapelles « new age », ceux de médecines parallèles ou à tort dites « douces », de maisons spécialisées dans les produits de la ruche. Tous ces sites se copient, se croisent mutuellement avec les mêmes fautes, les mêmes affirmations infondées et conclusions erronées, induisant en erreur le lecteur. Ceci nuit très fortement au sérieux et à la crédibilité de l’apithérapie. Les thérapies apiaires sont présentées comme naturelles et non toxiques, tandis que les thérapies allopathiques sont décrites implicitement comme hautement dangereuses. Ceci est habituel d’une frange de pensée « alternative » anti-médicale et démontre l’usage pervers d’un « à priori » collectif de la pensée qui associe de façon totalement erronée, la notion de naturel avec bénéfique et, à contrario, celle d’extrait de synthèse avec poison ! Je rappelle ici au lecteur que les poisons les plus violents sont naturels, les intoxications par plantes, fréquentes, souvent sévères voir mortelles. Demandez leur avis aux familles de centaines de femmes belges malades ou décédées après avoir pris des tisanes amaigrissantes chinoises ! Pendant les dernières années, les médias ont, par la publicité faite des méthodes dites alternatives et naturelles, créés beaucoup de confusion dans l’esprit des patients. Ces sites ont pour objet essentiel de convaincre le chaland lambda du bien fondé de leur traitement.La plupart des rapports publiés ne contenaient aucune évaluation critique, objective des techniques vantées et mettaient en avant les seules opinions partisanes.Vendre au mieux les produits de la ruche est et reste un commerce très honorable, Il convient cependant de ne pas abuser fallacieusement le crédule par des affirmations sujettes à caution ou infondées car il s’agit alors tout simplement d’escroquerie morale et surtout financière car l’objectif inavoué des « thérapeutes » autoproclamés est d’en tirer le plus large profit possible.

F) ABUS DANS LA PRESENTATION DE L’APITHERAPIE

C’est en fait la méthode classique des bateleurs de foire, des charlatans qui mélangent discours , contrevérités, désinformation, raisonnements spécieux à caractère pseudo-scientifiques, le tout enveloppé d’affirmations de bon sens puisant dans la « tradition ». Ces abus manifestes sont le fait de personnes s’affublant par grâce personnelle, de titres ronflants professoraux en apithérapie ,sans doute pour se distinguer des médecins sérieux utilisant avec discernement l’apithérapie. Si ajoute de pseudo instituts, laboratoires, sociétés savantes, le tout pour paraître encore plus crédible et cela d’autant plus que les fonctions honorifiques de médecins réputés sont utilisées voir détournées abusivement comme garant de la qualification des « apithérapeutes ». Il en est de même des « traitements » proposés comme par exemple Apilarnil, un mélange de larves broyées, de pollen et de propolis. Selon la citation du site www . docteur-abeille.com, ce produit est : « excellent pour l’andropause, la ménopause, les problèmes de stress mental et physique, les ulcères gastrique et duodénal ( sic), l’hyperacidité gastrique et l’hépatite chronique » !!! Et hop , plus c’est gros mieux cela passe… Ce site propose aussi des cours payants en Suisse sur 3 jours 350 FS, pension en sus 264 FS ! Que penser en effet du plus grand nombre des « apithérapeutes » patentés, en 90 leçons, ni plus ni moins, médicastres douteux, formés et diplômés par les mêmes qui sévissent en RFA, en Suisse, en Roumanie, aux USA etc. Je vous invite à découvrir l’enseignement et la qualification proposée par l’un de ces sites du même très actif « thérapeute », laudatif affairiste, situé par exemple en Roumanie, indiquant habilement pour se mettre à l’abri des poursuites juridiques possibles que les diplômes d’apithérapie délivrés n’ouvrent aucun droit à soigner ou à ouvrir des cliniques … La conséquence du bouche à oreille, des affirmations et des « preuves »qui n’en sont pas font que de plus en plus de malades sont abusés. En effet les malades atteints de maladies neurologiques dégénératives, invalidantes, de maladies tissulaires ou hématologiques, cancéreuses sévères, investissent dans tout traitement alternatif qui leur donne l’espérance d’une amélioration ou d’une guérison affirmée. Ces patients en souffrance, désespérés se raccrochent à chaque espoir et sont de ce fait très vulnérables. Trop souvent, ils sont victimes de charlatans, exploitant sans vergogne leur faiblesse et leur désespoir. C’est le cas d’apithérapeutes honteusement affairistes qu’il faut dénoncer sans faiblesses et interdire d’activité. C’est le sens d’un arrêté exceptionnel pris le 5 avril 2007 à l’encontre d’un apithérapeute français et publié le 15 juin 2007 au JO de la République Française. Cet arrêté reprend et détaille tous les excès et travers rencontrés dans ce type d’affaire .(Arrêt Bernard Nicollet JO 150607)

C’est le visage amère et négatif de l’apithérapie qui laisse perplexe et inquiet :

-Perplexe dans la mesure ou l’abus commercial, le charlatanisme , la récupération d’une technique de soins sont évidents par des groupes ou individus plus ou moins scrupuleux. Souvent philosophiquement orientés, certains critiquent les soins ou certains traitements allopathiques contraignants ,ce qui est préjudiciable aux patients et nuit à la crédibilité de l’apithérapie, qui reste une technique complémentaire de soins !

-Inquiet pour le sérieux, la réputation de l’apithérapie . Si nous n’y prenons pas garde, si nous ne réagissons pas énergiquement pour couper les branches malsaines qui la gangrène, pour son malheur, elle sera alors dénigrée et deviendra une chapelle mercantile de plus dans la grande église des médecines douteuses.

II° A QUI S’ADRESSE L’APITHERAPIE ?

Cela vous surprendra, avant tout aux patients bien portants, sachant qu’il vaut mieux prévenir que guérir !C’est l’atout majeur de l’usage journalier des produits apicoles. En prévention des pathologies de système, l’apithérapie concept global de santé a beaucoup d’intérêt. Pour en venir aux aspects positifs de l’apithérapie ,je vais clarifier dans votre esprit ce qu’il faut attendre objectivement pour la santé, de l’usage régulier, ce terme a une grande importance, des divers produits de la ruche.

III° PRODUITS EN USAGES

A) USAGE THERAPEUTIQUE DU MIEL

La législation européenne interdit aux producteurs de nutriments de vanter leurs produits par des allégations faisant ressortir un rôle préventif ou curatif dans les maladies humaines. On ne se nourrit donc pas pour se soigner mais cette idée ancienne prêtant des propriétés particulières au miel, n’est pas sans fondements sérieux.Le miel dans toutes ses diversités poly ou mono floral, ses variétés, ses origines géographiques, est utilisé depuis la haute Antiquité en médecine traditionnelle. Il l’est aussi en médecine moderne y compris en milieu chirurgical où il rend de très grand service. Le miel est souvent considéré comme un « alicament » c’est à dire un aliment à qui on prête des vertus médicales comme le jus de canneberge qui a été reconnu officiellement par l’AFSSA comme efficace dans les infections urinaires à E. Coli. Chaque type de miel a des avantages particuliers, mais tous ont des effets communs reconnus par la médecine moderne.(45) 1) Effet Antibiotique L’efficacité réelle incontestable du miel contre les agents pathogènes réside dans sa concentration très élevée en sucres. Le pouvoir bactéricide et bactériostatique propre au miel est dû à l ‘effet osmotique entraînant une déshydratation des germes et leur lyse. A l’état naturel, le miel contient outre la melittine, de l’eau oxygénée (inhibine) issue de l’activité enzymatique inhérente du miel, des dérivés du venin d’abeille qui ont ,pour certains, des effets de lyse cellulaire. Il contient également des produits antibiotiques polyphénoliques et flavonoïdes dont les plus connus sont, sans être exhaustif, la pinocembrine, la quercétine.(54)

2) Effet Cicatrisant

Le miel s’utilise depuis la nuit des temps pour soigner plaies et ulcères. En dermatologie, en chirurgie, il s’utilise en applications externes sur les brûlures, plaies infectées, les ulcères vasculaires avec des résultats remarquables comme l’ont démontré les différentes publications internationales concernant le traitement par le miel des plaies viscérales, plaies des membres etc Le miel assure une bonne désinfection et cicatrisation des escarres des alités (dit de décubitus), des plaies d’amputés .Des équipes françaises, britanniques, néo-zélandaises, des pays de l’ex-empire soviétique, du tiers monde, Afrique, Cuba, utilisent journellement avec succès ,les propriétés antimicrobiennes et cicatrisantes remarquables du miel. Le miel est, restera malgré certaines résistances des médecins mal informés en France, une arme efficace contre les bactéries résistantes aux antibiotiques modernes. La Nouvelle Zélande l’a si bien compris qu’elle exporte le miel de Manuka stérilisé aux rayons gamma. Des universitaires NZ y ont mis au point en 1996 un standard UMF ( Unique Manuka Factor) gradué de 1 à 16 , 16 étant l’activité antibiotique maximale définie par l’Université de Waikato à partir du miel de Manuka .Une division de cette Université s’ emploie exclusivement à la recherche des effets thérapeutiques du miel avec des résultats scientifiques probants et solides. Dans le Limousin ,un projet novateur d’entreprise, MELIPHARM s’appuyant sur les travaux du Pr DESCOTTES du CHU de Limoges, vise à valoriser les propriétés biologiques, cicatrisantes de miels récoltés en France. En cours de montage,il est soutenu par la Région et Oséo ANVAR ! J’utilise dans ma pratique médicale depuis plus de 30 ans, le miel que je produis dans des conditions rigoureuses d’hygiène. Mes cadres de miel ne sont à aucun moment en contact avec le sol ou la poussière, ce qui limite le risque de botulisme et le problème de la stérilisation du miel. Comme pansement de cicatrisation, j’obtiens d’excellents et rapides résultats, au grand étonnement des patients, de leurs familles. Le miel fourni gracieusement est appliqué sur ordonnance, par les infirmières du secteur médical dans des conditions strictes d’asepsie locale, en large couche sur les lésions. Les pansements sont renouvelés journellement. Cet usage thérapeutique dermatologique cicatrisant du miel dans les ulcérations d’origines variées dont les lésions diabétiques ,a été repris avec succès par des confrères.

3) Indications usuelles du miel. Synergie avec la propolis

Je ne m’étendrais pas sur l’usage traditionnel des miels dans les pathologies saisonnières ORL où l’association bienfaisante avec des infusions ont une action marquée sur l’inflammation , la douleur, la toux et d’autres symptômes. Le miel a une efficacité certaine, renforcée, synergique lors qu’il est pris en association avec de la propolis. Les résultats objectifs sur les symptômes, c’est le cas des aphtes buccaux, sont bien supérieurs aux pastilles de tous types désormais et à juste titre non remboursés du fait de service thérapeutique insuffisant. L’utilisation de miel avec de la propolis fraîche, sous contrôle endoscopique, chez des patients ayant des ulcères digestifs à hélicobacter, a permis des améliorations et des cicatrisations comparables ,voir plus rapides que celles obtenues par le traitement standard actuel, associant IPP et deux antibiotiques (macrolide et ampicilline-acide clavulinique). Le tout se fait à un prix défiant toute concurrence !(1) Des travaux récents indiquent une activité antimitotique in vitro et in vivo du miel dans les cancers expérimentaux de la vessie.(27) 4) MIEL et AROMATOTHERAPIE Une technique de plus en plus usitée consiste à faire dans un dessein thérapeutique, un mélange miel-essence ou huiles essentielles de plante. On obtient des « Aromels ». L’aromel est une association utilisée en médecine alternative. En laissant fondre dans la bouche, en le mélangeant avec la salive, l’insalivation, une cuillère deux fois par jour entre les repas ,vous utilisez pleinement les effets thérapeutiques de la préparation. La combinaison du miel et des huiles ou essences est ici un moyen permettant une diffusion rapide des principes actifs de l’essence et par synergie, d’améliorer l’efficacité thérapeutique des composants. L’usage d’aromatogramme sur milieu de culture permet de vérifier l’efficacité antibiotique réelle des huiles essentielles en regard des germes pathogènes isolés du patient. L’aromatogramme est techniquement comparable à l’antibiogramme . Il est reproductible mais les huiles ou essences prescrits, utilisées pour le traitement devront être rigoureusement les mêmes . L’aromel de citron pour l’angine, de romarin ou de thym pour l’aérophagie, de mélisse pour les flatulences, sont des appoints intéressant en thérapeutique et ont fait leur preuve. La synergie d’action thérapeutique avec d’autres traitement existe au bénéfice du patient. Les relations thérapeutiques prometteuses entre le miel et l’aromathérapie, miel et phytothérapie, sont à développer.. 5) LIMITE de l’USAGE DU MIEL Son usage alimentaire est déconseillé en cas de pathologies graves reconnues chez les diabétiques mal équilibrés, ayant des complications vasculaires sévères, angor instable, une artérite très évolutive. Sont aussi concernés les porteurs de lithiase urinaire oxalique, ceux ayant une hypothyroïdie non traitée, ou ceux atteints de maladies endocriniennes mal équilibrées, les hyperlipémies associant des anomalies métaboliques et lipidiques sévères dont une hypertriglycéridémie importante. Dans tous ces cas, un avis médical est absolument indispensable avant toute consommation régulière de miel.

B) LA PROPOLIS EN APITHERAPIE

La propolis est utilisée en médecine depuis des temps immémoriaux du fait de ses propriétés antibactériennes et cicatrisantes. Aristote la présentait, dans son Histoire des animaux, comme un « remède aux affections de la peau, plaies et suppurations ». Les propriétés thérapeutiques de la propolis sont également bien décrites dans l’Ancien Testament. Les préparations médicales à base de propolis pour les traitements des maladies de la sphère ORL sont utilisées au Moyen Age et son activité anesthésiante reconnue permet à cette époque la chirurgie des fentes labiales chez l’enfant.

1)COMPOSITION. QUALITES THERAPEUTIQUES

La composition de la propolis est extrêmement complexe, variable selon son origine géobotanique sans qu’il soit possible d’obtenir une composition constante. Malgré la variabilité chimique, on a pu identifier un certain nombre de substances constantes, qui déterminent ses diverses propriétés biologiques. Sa qualité intrinsèque aux propriétés antiseptiques prédominantes ,dépend également de son éventuelle contamination par les résidus d’acaricides utilisés dans les traitements des colonies atteintes par varroa jacobsoni voir la présence de pesticides de l’environnement. Des contrôles rigoureux et vérifiés administrativement sont effectués par les laboratoires qui la diffuse et garantissent ainsi la qualité ,la sécurité des consommateurs, ce qui est pas le plus souvent le cas des produits artisanaux. L’ action antibiotique est, selon l’origine, variable, plus ou moins étendue à des souches de micro-organismes bactériens, de moisissures et de levures. La propolis contient de très nombreux pigments tels que carotènoïdes et flavonoïdes antibiotiques. Le principal de ces flavonoïdes est la galangine (trihydroxyflavone) qui se trouve dans les bourgeons de peuplier ou d’autres arbres. La propolis contient d’autres flavonoïdes : • Quercétine , pinobanksine, Pinocembrine, Chrysine , Isalpinine • Ramnocitrine, Kemférine, Pinostrobine, Isovanilline etc

a)PROPOLIS VERTE

La propolis verte, largement exportée ( 200 à 250 tonnes/an) est issue des régions sud du Brésil et plus particulièrement de l’état du Parana. La production de propolis verte est issue de Baccharis dracunculifolia ( romarin des champs) Cette plante a une teneur élevée en terpénoïdes, agents chimiques anti-inflammatoires. Une autre plante productrice est Araucaria spp. (2) La propolis verte bénéficie d’un environnement naturel sans agriculture intensive ni pesticides ou traitement antiparasitaire dans les ruches !Cet avantage est une des explications de son succès le second étant son prix attractif. Les travaux importants et sérieux dans l’usage médical réalisé par de nombreuses universités sud-américaines sont un autre élément de sa percée en Europe et au Japon.

b)PROPOLIS EUROPENNES et NON-EUROPEENNES

-En Europe

Les abeilles extraient la substance balsamique des bourgeons et de l’écorce des bouleaux ( Betula verrucosa),des peupliers ( populus spp) des marronniers d’Inde.( Aesculus hippocastanum). La plupart des propolis ont des propriétés antispasmodiques, hypoesthésiantes, antimicrobiennes, antifongiques.Dans les ruches ,elles limitent l’évolution de Bacillus larvae responsable d’une pathologie bien connue du couvain ,non transmissible à l’homme : la loque

-En Australie -Nouvelle Zélande et ailleurs

Xanthorrhoea spp. est retrouvé (3) comme origine botanique en Australie et Nouvelle Zélande. Une étude récente de la propolis de Nouvelle Zélande indique qu’elle contient chez eux jusqu’à 70% de pinobanksine et de pinocembrine(4) Une étude similaire des échantillons de la propolis de Chine, du Brésil et de l’Uruguay montre que les dihydroflavonoïdes sont compris entre 10 et 50%. Par contre les chercheurs de Cuba ont découvert que la propolis cubaine ne possède pas de flavonoïdes, mais a une bonne activité antivirale. Il s’ensuit que chaque PROPOLIS prise isolément peut avoir en thérapeutique des propriétés très spécifiques.(5) D’une manière générale, la PROPOLIS n’est toxique ni en pathologie animale, humaine, sauf celle provenant de Myroxylon balsamum(6) fortement cytotoxique, à l’intérêt anti–tumoral certain.

2) ACTIVITE ANTI MICROBIENNE de la PROPOLIS

Au Japon la propolis, très utilisée, participe légalement à la conservation des poissons surgelés. Les propriétés antimicrobiennes sont en rapport direct avec la concentration en particulier en acide benzoïque, acide férulique, galangine, pinocembrine, quercetine. Les Flavonoïdes, Chrysine, etc agissent par inhibition de la division cellulaire, bloquant la synthèse des membranes, des protéines cellulaires et la croissance des germes. Son activité antiseptique est très efficace contre les germes responsables des caries dentaires. La propolis verte a une activité protectrice et anti-ulcéreuse gastrique récemment démontrée. (48).

3) ACTIVITE ANTIFONGIQUE

Les propriétés fongicides proviennent de l’acide caféique, du P. Coumarate de benzyle, de la pinocambrine et de la pinobanksine. Les résultats de récentes études in vitro indiquent que la propolis possède une action antifongique comparable à celle de l’itraconazole , SPORANOX° antifongique triazolé de synthèse, efficace contre les aspergilloses et autres mycoses rares. Elle est efficace en solution à 5% dans le traitement de vaginites candidosiques chez 44 patientes à VIENNE (42) et les candidoses buccales (43).Elle est active contre cryptococcus neoformans ,champignon responsable d’infections sévères chez les immunodéprimés (46)

4) ACTIVITE ANTIVIRALE

La propolis a une activité anti-herpétique prouvée. Les résultats d’un essai comparatif auprès de 90 sujets ayant de l’herpes, de l’efficacité d’une pommade à la propolis (3 % de propolis) et d’une pommade classique pour le traitement de l’herpès à l’acyclovir versus placebo montrent que la propolis était plus efficace que le placebo et l’acyclovir en pommade pour atténuer les symptômes et guérir les lésions de l’herpès génital(32). Elle réduit les douleurs de l’aphtose buccale, diminue le nombre de récidives et améliore significativement le confort des patients traités (49). Elle est virucide sur certains virus grippaux, A2 en particulier et plusieurs textes cubains ,belge,(33) une étude américaine (31) affirment une activité anti –HIV confirmée, due à l’acide moronique trouvé dans la propolis brésilienne(34). 5)ACTIVITE ANTIMITOTIQUE

La propolis a également démontré une activité cytotoxique et cytostatique (in vitro) sur les cellules cancéreuses des ovaires chez les hamsters. Les substances qui ont un effet sur les cultures de cellules cancéreuses humaines et animales sont l’acide caféique et le phénylester. Ont un effet cytotoxique certain, outre l’acide caféique , la quercétine, et la clérodane dytherpénoïque.Cette dernière montre une toxicité sélective sur les cellules tumorales.(7).

Selon des travaux publiés en 2004 sur les cellules d’un lymphome humain U 937 , (8) la propolis a une forte activité anti-tumorale entraînant l’apoptose (mort) des cellules malades. Les mécanismes d’inhibition de la synthèse protéique cellulaire par action sur l’ADN et l’ARN font que les auteurs considèrent, ce qui est nouveau, que la propolis peut être utilisée comme un agent de traitement préventif anticancéreux et comme agent curatif de chimiothérapie ce qui n’est pas rien…Pour en finir, des travaux récents à ZAGREB en Croatie ( mai2007) ont confirmé qu’ une association miel – extrait de propolis entraîne une réduction marquée des tumeur chez la souris.

A partir de la propolis de Clusia rosea, (CLUSIACEAE) plante subtropicale, (36) a été isolé en RFA le CLU-502 présentant un effet anti-tumoral.Il inhibe dans les cellules cancéreuses, un oncogène responsable du développement du neuroblastome, tumeur solide infantile la plus fréquente ,sans endommager les cellules saines, ouvrant un nouvelle voie de traitement prometteuse. Elle a de plus un effet radio-protecteur au travers de ses composants polyphénoliques en particulier la quercetine(47)

6) PROPOLIS ET CICATRISATION

Les vertus cicatrisantes de la propolis sont connues depuis l’ antiquité. Utilisé au cours des ages, la propolis a démontré qu’elle possède un effet stimulant sur le métabolisme cellulaire épidermique, les vaisseaux , la formation du collagène (9). Ces propriétés proviennent des flavonoïdes composants la propolis.Une accélération plus rapide de la réparation tissulaire est obtenu si de l’extrait d’ aloé verra est associé.(10) En 2002, un essai aux États-Unis a comparé les effets sur des brûlures au deuxième degré d’une crème à la propolis à ceux d’une crème à la sulfadiazine d’argent .Les brûlures traitées à la propolis cicatrisaient plus rapidement que celles qui étaient traitées avec la sulfadiazine d’argent . Le même essai comparatif sur un lot de 60 rats ayant des brûlures cutanées a confirmé en 2005 ce résultat (35) .Un essai portant sur 55 sujets atteints de lésions oculaires post-herpétiques, utilisant un topique de propolis a montré une accélération du temps de la guérison du groupe traité par rapport au groupe placebo. L’ulcération infectieuse expérimentale de la cornée du lapin est maîtrisée par un collyre à la propolis (37). La propolis selon des travaux japonais protège de lésions dégénératives de la rétine in vivo (38). Les résultats d’un essai préliminaire récemment mené à Cuba, mais à vérifier, indiquent que la propolis est au moins aussi efficace que le traitement au laser pour traiter la maladie de La Peyronie (développement de plaques fibreuses du dos de la verge la déformant)…

7) PROPOLIS ET ANESTHESIE

La propolis est un puissant anesthésique, comme l’ont démontré les tests sur les cornées de lapin. La propolis est plus anesthésiante que la cocaïne et beaucoup plus puissante que la procaïne. L’effet anesthésique est du à la pinocembrine, l’acide caféique, aux composés des esters de la propolis (11)Les flavonoîdes inhibent les récepteurs INOS (51).

Les propriétés anesthésiques ont été utilisées depuis des siècles. La diminution de la sensibilité cutanée a permis dans l’Antiquité et au Moyen Age des interventions ORL par exemple sur les fentes palatines chez l’enfant. Avicenne codifia l’usage de propolis comme anesthésiant local. Son usage de nos jours est classique, (33) dans les rages des dents en association avec un clou de girofle. Un emplâtre dentaire à la propolis est commercialisé en Pologne. Les solvants de nature alcoolique, glycolique,aqueuse, huileuse, extraient les principes actifs de la résine balsamique et permettent d’éliminer les restes des cires, les impuretés.

Les préparations magistrales faites en pharmacie, suppositoires, onguents, solutions alcooliques représentent une faible part du marché dominé par les produits de soins et d’hygiène industriels comme pastilles, tablettes, crèmes, baumes, suppositoires ,shampooings, savons, dentifrice et les compléments alimentaires. Pour accroître son efficacité thérapeutique comme dit plus haut, la propolis est mélangée avec d’autres produits de la ruche.

Les pastilles, les sirops et la propolis huileuse sont utilisés pour traiter les problèmes ORL. Les sticks au beurre de cacao sont utiles dans l’herpes labial ( les boutons de fièvre ) et pour réduire les gerçures et crevasses de toutes origines. La propolis dans ses différentes origines botaniques est d’évidence,un produit d’avenir.

8) PROPOLIS ET ALLERGIE PROFESSIONNELLE

La propolis occasionne chez 3,6% des apiculteurs ( RFA 2007) la manipulant des allergies eczématiformes ou psoriasiformes comme le confirment plusieurs études récentes (39,40,41,51) . La cause en serait une allergie croisée avec le Baume du Pérou (Myroxylon balsamum harms) présent dans la fabrication des parfums,du chocolat, gommes à mâcher et dans vraisemblablement la formule du Coca Cola…

C° GELEE ROYALE et APITHERAPIE

Selon DONADIEU « La gelée royale est le produit de sécrétion du système glandulaire céphalique (glandes hypo pharyngiennes et glandes mandibulaires) des abeilles ouvrières, entre le 5ème et le 14ème jour de leur existence »

1) ACTIVITES THERAPEUTIQUES

En fait très peu d’études scientifiques rigoureuses existent concernant à l’activité de la gelée royale en médecine humaine. Il s‘agit surtout d’études in vitro ou sur des modèles animaux. La gelée royale joue un rôle clé dans la reproduction, la croissance, l’immunité et l’organisation sociale des abeilles. Elle constitue par les propriétés physiologiques des nombreuses molécules, protéines dont la royalisine de défense et l’apisimine, qu ‘elle contient, des inducteurs de la production de cytokines . Ils sont une source potentielle de produits à vocation pharmaceutique. Des fractions de peptides et de protéines ont déjà été isolées et ont des propriétés antimicrobiennes pouvant avoir un intérêt thérapeutique pour l’homme.(53) (55)(62) La gelée royale a des propriétés thérapeutiques anti-inflammatoires en dermatologie. La gelée royale fraîche contient environ 2% d’AHD (acide trans-10-hydroxy delta-2-décanoïque) L’AHD est un acide gras mono-insaturé hydroxylé. Les acides gras à radical hydroxy protègent la peau contre la déshydratation et certains sont anti-inflammatoires. L’AHD a une activité anti-inflammatoire reconnu. L’acide THD ( trans-10-hydroxy-2-décénoïque) représente près de 50% du total des acides gras de la gelée royale. D’autres acides gras du groupe hydroxyl (acide 10-hydroxy-décanoïque et acide 9-hydroxy-2-décénoïque) sont également présents. Des études sont en cours pour confirmer leurs valeurs thérapeutiques. (Ex : Brevet 2237993 Office Propriété Intellectuelle du Canada ;)etc.

a) Effet oestrogénique

Chez le rat, on a observé une activité oestrogénique de la gelée royale, ce qui explique peut-être en partie son usage traditionnel pour les troubles menstruels chez la femme. La gelée royale augmente la performance reproductrice chez la brebis. Finalement, des essais récents chez la souris indiquent que la gelée royale peut, d’une part, prolonger la survie moyenne des animaux et avoir d’autre part un effet protecteur sur le cerveau adulte y compris lors de l’usage de rayonnements ionisants( radio activité)

b) Effet immunitaire

Des essais supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l’éventuelle action de la gelée royale sur le système immunitaire humain. Ainsi une étude récente à double insu, versus placebo, effectuée chez 64 enfants n’a pas été concluante. Les participants avaient de 5 ans à 16 ans .La prise régulière de gelée royale est faite de trois à six mois avant la saison pollinique .Cette prise préventive n’a pas modifié l’incidence et la gravité du rhume des foins.. Les données sont insuffisantes pour affirmer formellement une activité thérapeutique immunostimulante même si des indices issues de multiples études in vitro et animales y tendent !

c) Autres effets

Si ce n’est pas un produit miraculeux, la gelée royale possède des propriétés intéressantes sur le plan biologique, dans le traitement du diabète, comme hypocholestérolémiant, à très fortes doses comme antiviral efficace ainsi que l’atteste le Pr .BENTSCH.

d) Apport nutritif

La gelée royale contient du collagène, lécithine, acides gras essentiels, des minéraux, des vitamines, particulièrement l’acide pantothénique (B5) et la pyridoxine (B6). C’est aussi une source de protéines. Elle constituerait un apport protéinique complémentaire complet pour les végétariens puisque les 8 acides aminés essentiels pour l’homme figurent dans sa composition. Ceci reste très théorique car la ration journalière minimale de protéines étant de l’ordre de 1g par kg de poids corporel par jour, la consommation mensuelle pour un adulte de 70 kg devrait être supérieur à de 2,1 kg de gelée royale !

e) Problème de qualité et d’origine . Fraudes

La gelée royale est un produit coûteux.En 2006, le kg de gelée royale française se vendait 920 euros à la production,( 880 en 2004) et le pot de 10 grammes au détail de 20 à 22 euros. En 2006, la production française très insuffisante, est complétée par des produits d’importation, parfois médiocres tant sur le plan qualitatif que microbiologique, qui se négocient à 50 % de la valeur des gelées royales françaises dont les pollens signes l’origine géographique. Les tentations de fraudes sur l’origine sont donc grandes pour les opérateurs et revendeurs. L’analyse des spectres polliniques des gelées royales d’importation a permis de retrouver les mêmes espèces et associations florales, essentiellement d’origine chinoise, chez des produits pourtant déclarés d’origines différentes. Des enquêtes complémentaires sont en cours auprès des importateurs pour vérifier l’origine réelle des produits. » (12)

2) CONTRE INDICATIONS

Plusieurs réactions allergiques et anaphylactiques à la gelée royale ont été décrites chez des sujets souffrant d’asthme ou d’eczéma atopique. Les personnes allergiques au miel, au pollen, aux piqûres d’abeilles et aux plantes de la famille des composées (marguerite, échinacée, pissenlit, etc.) pourraient également l’être à la gelée royale.

3) EFFETS INDESIRABLES

En usage local topique, la gelée royale peut provoquer ou exacerber une dermite Chez les souris, la consommation de gelée royale (5 % de la diète) n’a pas eu d’impact sur les enzymes hépatiques du métabolisme des médicaments. Certains auteurs affirment qu’on peut prendre sans danger jusqu’à 1,2 g de gelée royale par jour et même plus de16g. Il est important de commencer par un faible dosage et de l’augmenter progressivement afin de détecter une possible allergie. On a récemment attribué à la gelée royale un cas d’hématurie chez un patient âgé sous un anti-coagulant souffrant d’hypertension et d’un lymphome non Hodgkinien, compte tenu de la prise d’AVK, le lien de cause à effet n’a pas été clairement établi.

D° CIRE

La cire d’abeille, mélange complexe d’hydrates de carbone à longue chaîne, est utilisée chaude comme moyen d’épilation par nos compagnes. Cette technique provoque parfois chez les femmes ayant une fragilité capillaire des hématomes. Au Liban, l’usage combiné de cire tiède, de miel caramélisé et de citron évite ces inconvénients. L’usage cosmétique dans les crèmes, lotions, onguents et rouge à lèvre, fait de la cire d’abeille un produit incontournable. Utile dans le textile pour réaliser le batik, elle imperméabilise, éclaire, traite, encaustique, le cuir. En pharmacie, son usage est ubiquitaire , seule ou associée, à des corps gras comme beurre de cacao, lanoline, vaseline, paraffine. Elle est utile comme épaississant, excipient, enrobage de bonbons et de médicaments .Des boules Quies de protection auditive, en passant par les capsules, pilules, suppositoires, onguents, savons, liniments, thériaque, moules dentaires, élément de chirurgie ostéo-articulaire, elle est utilisée partout. Actuellement, elle l’est aussi sous forme microcristalline comme agent protecteur galénique. En dermatologie le cérat de Galien garde toute sa valeur.

E° VENIN et APITHERAPIE

1)GENERALITES

L’usage thérapeutique du venin d’abeille est répandu en Europe surtout dans les pays de l’Est, Bulgarie, Roumanie Pologne, Confédération Russe, à un degré moindre en Autriche, RFA, Suisse, France ainsi qu’en Asie (Chine, Corée, Japon),), au Canada, aux Etats-Unis. En 2005 plus de 12000 « soignants » en médecine alternative (acupuncteurs, homéopathes, naturothérapeutes, apiculteurs) utilisent le venin soit par usage d’ apipuncture ( insecte vivant) soit par usage d’apitoxine lyophilisée en injections à la seringue. Les « thérapeutes » sont très rarement médecins. Si les praticiens expérimentés et leurs équipes ne peuvent établir sans l’aide de bilans cliniques et paracliniques très complexes un diagnostic précis des pathologies neurologiques, alors imaginer qu’un apithérapeute « en 90 leçons »le réalise sans se tromper, relève de la fiction la plus échevelée. Les indications et les différents diagnostics allégués par eux ne reposent le plus souvent sur aucun examen clinique, biologique ,paraclinique ( Rx , IRM , endoscopie etc) qui soit validé et sérieux ! Les diagnostics erronés, fantaisistes, non systématisés, en médecine interne, neurologie, en rhumatologie aussi, ne permettent évidemment aucune validation scientifique et médicale possible des « résultats » pourtant vantés de ces apithérapeutes !

2) VENIN ET DESENSIBILISATION

L’apiculture est considérée comme un moyen très sûr de développer une allergie au venin d‘abeille. Par rapport à une population témoin, le risque de développer une telle allergie est multiplié par 3.43 , sans autre facteur de risque professionnelle. ( Etude RFA 2007). De façon très curieuse, le nombre de piqûres n’est pas un facteur de risque dans cette étude, de même que la présence d’un terrain atopique. De plus, la sensibilisation apparaît très vite dans la première année puis ensuite elle ne se manifeste plus .C’est dire que si l’on doit développer une allergie, c’est lors de la première année d’exposition ou alors pratiquement pas du tout. De ce fait il est possible de proposer à des patients ou dans le cadre de la médecine du travail, une surveillance par des tests in vivo et in vitro durant la première année du risque de sensibilisation, tests qui deviennent ensuite inutiles chez les patients négatifs au bout d’une année.(58).

La désensibilisation se fait par Apitoxine lyophilisée( ALBEY) soit de manière rapide « rush », en moins d’une semaine. Un test au venin est fait le 1° jour suivit de quatre autres injections. Le 2° jour pas d’injection . Le 3° jour même rythme et doses que le 1° jour. Puis augmentation progressive des doses, toujours selon séquence de 5 injections par jour ,jusqu’à la dose totale injectée de 150 micro g/j. La consolidation à cette dose obtenue, poursuivre à raison d’une injection une fois par mois , sur 5 ans au moins. J’ai ainsi désensibilisé en 30 ans plus d’une centaine de patients ayant eu des réactions anaphylactiques générales, entre autre ma fille, actuellement médecin associée. À 17 ans, suite à une piqûre en m’aidant à désoperculer mes cadres, elle a présenté un accident allergique anaphylactique majeur avec collapsus sévère que j’ai réanimé avec ADRENALINE°. Contrairement à ce qui se dit, une désensibilisation ne nécessite pas nécessairement une hospitalisation, d’autant moins si on pratique la méthode traditionnelle, plus lente de désensibilisation. À raison de 2 voir 3 injections SC faites par semaine, en commençant par des doses très faibles, doses doublées à chaque fois que la réaction locale est devenue minime. Ce traitement se fait de l’automne au printemps, sans risque de piqûre d’abeille accidentelle. Il doit aussi être entretenu régulièrement sur des années. L’agent allergène causal majeur du venin est la phopholipase A.

3)RHUMATOLOGIE ET VENIN

Les venins obtenus à partir d’Apis mellifera et des espèces dérivées contiennent diverses enzymes, toxines de polypeptides, ainsi que d’autres substances, dont certaines sont allergéniques ou immunogènes ou les deux à la fois. Ces venins ont été autrefois employés dans le rhumatisme pour stimuler le système endocrinien. C’est une thérapeutique traditionnelle confirmée par des générations d’apiculteurs qui, piqués en nombre, ont moins mal dans leurs articulations ou leurs dos, sans que les pathologies rhumatismale ou les douleurs arthrosiques guérissent pour autant, nous serions les premiers à le savoir…. Une revue systématique de l’évaluation de l’effet de l’utilisation du venin d’abeille sur des points d’acupuncture parue dans la littérature médicale, indique que plusieurs études d’observation et deux essais cliniques, ont conclu que cette méthode pourrait avoir un certain degré d’efficacité pour soulager les symptômes, en particulier l’inflammation et la raideur dans l’arthrite rhumatoïde et l’ostéo-arthrite du genou( 44). Beaucoup d’incertitudes persistent quant à la concentration du venin d’abeille à utiliser et au nombre d’injections à donner. Les études sont peu nombreuses, de petite taille et leur méthodologie est souvent faible pour ne pas dire plus, ce qui ne permet pas, compte tenu des risques anaphylactiques, selon les conclusions de la méta-analyse d’un collège de spécialistes, de recommander ce traitement en rhumatologie. Seraient actives sur l’inflammation l’apamine, à un degré moindre la mélittine et la phospholipase A2 (13)(14,15,16). Une étude randomisée en double aveugle de 6 semaines (OABVTKNEE – 001)contre placebo, concernant l’ostéo-arthrite modérée à moyenne du genou chez 40 patients a été lancée en novembre 2005 au x USA, en vu d’étudier la réduction de la douleur et de l’inconfort à la marche sur 50 pieds ( 30 m) et quatre montée-descente d’un étage, la mesure de l’amélioration étant vérifiée par la réduction de prise d’antalgiques. Pas de résultats publiés à ce jour… Là encore une étude reposant sur des critères subjectifs (douleur quantifiée par la prise d’antalgiques lesquels sont d’activité différente etc) est de faible valeur scientifique et ne peut confirmer l’activité intrinsèque de l’apithérapie.

Le venin a aussi des effets rhumatologiques pervers. Il est responsable de l’arthropathie des apiculteurs par atteinte ostéochondrale. A la suite de piqûre d’abeille, un cas confirmé de destruction ostéochondrale des os de la main chez un enfant a été décrit en juillet 2007 au Japon(52)

4) CANCER et VENIN

Concernant la recherche de l’activité du venin, de ses constituants, contre le cancer, des espoirs sont permis avec la melittine et la phospholipase A. La mélittine a vu sa structure modifiée par des chercheurs australiens afin de réduire les réactions allergiques, tout en conservant son activité cytotoxique. Ils ont combiné avec succès cette mélittine modifiée à des anticorps spécifiques chez la souris et ont observé une activité anticancéreuse. Le venin d’abeille est connu pour inhiber la prolifération et induire l’apoptose des cellules cancéreuses rénales (17) pulmonaires (18), du mélanome (22,23), de la prostate(25),des métastases de cancer mammaire chez la souris(29). Le mécanisme moléculaire impliqué dans l’induction de l’apoptose n’avait pas encore été caractérisé dans la cellule humaine leucémique. Une étude en 2006 confirme que le venin d’abeille induit l’apoptose de la leucémie U937 (19). Mais c’est une thérapeutique ayant des limites comme le confirme un autre travail paru dans le New England journal of Médecine qui conclut à l’absence de réponse dans le cancer colorectal.(20), ce que conteste un autre travail plus récent.(26)

5) VENIN ET AFFECTIONS NEUROLOGIQUES- SEP,SLA ,etc.

Un sujet majeur très controversé de l’apithérapie concerne l’usage des venins en neurologie qui préoccupe nombres de patients désespérés et prêts à tout pour guérir et je les comprends. Le traitement de la sclérose en plaques par l’apithérapie a suscité en effet certains espoirs. Les témoignages de malades font état d’améliorations, de réduction de leurs douleurs, d’avoir senti leur énergie s’accroître et leur vision s’améliorer. Si l’apamine semble améliorer la conduction nerveuse des nerfs démyélinisées, les bénéfices sont en fait plus qu’incertains et les études chez l’animal par chercheurs américains dont Dr Lublin, de Philadelphie n’ont pas démontré d’efficacité réelle de la thérapie par le venin d’abeille chez la souris. Dans certains cas, la maladie s’est même aggravée. Les conclusions de la Fondation Charcot de novembre 2006 ,celle de la société canadienne de la sclérose en plaque indiquent sur la foi d’expériences contrôlées que le traitement par venin d’abeille « n’est pas recommandé dans la SEP compte tenu de l’absence de preuve de son efficacité ,de ses effets secondaires et du risque d’une réaction allergique. » La National Multiple Sclerosis Society (organisme américain de SEP) a subventionné des études visant à évaluer les effets immunitaires de cette substance sur l’animal . Compte tenu des résultats la NMSS n’a pas jugé utile de faire des études sur les humains. Il n’existe de fait aucune preuve de l’efficacité du traitement par venin dans la SEP ni d’ailleurs dans la SLA. Elle conclut « ce traitement n’est pas recommandé dans le traitement de la SEP ». La SEP a longtemps dérouté les médecins et les neurologues .Elle peut se manifester par des poussées (forme rémittente, 80% des cas) mais aussi par une évolution chronique ( forme progressive).Les manifestations cliniques sont éminemment variables, témoignant de la diversité des zones cérébrales atteintes par une inflammation aiguê du SNC. Cette inflammation implique plusieurs types cellulaires( lymphocytes, macrophages, astrocytes, oligodendrocytes) associés à une dégénérescence axonale et des processus de remyelinisation contribuant à l’apparition ou non de séquelles. Ceci oblige à traiter précocement pour enrayer le processus dégénératif. Cette stratégie n’a pas encore fait la démonstration de sa pertinence à moyen et long terme.

b) LES TEMOIGNAGES

Les expériences personnelles des patients cités sur des sites Internet consacrés à des pathologies neurologiques comme la Sclérose en Plaque( SEP), la maladie de Charcot( SLA), les maladies rhumatismales, ( Polyarthrites, rhumatismes inflammatoires etc), les pathologies cancéreuses sont nombreuses. Variées, elles sont pathétiques par la souffrance exprimée, la compassion soulevée mais aussi les espoirs exprimés, voir donnés à d’autres par l’usage du venin d’abeilles. Les patients concernés par des maladies neurologiques chroniques essayent généralement plusieurs thérapies, même les plus farfelues. Si ces traitements ne marchent pas, ils n’en parlent pas, mais le rapportent uniquement s’ils croient avoir été aidés par tel ou tel traitement, le portant alors aux nues. C’est l’essence même de la preuve par l’anecdote, qui n’est d’aucune valeur scientifique, parce que non contrôlée. Les symptômes croissants et décroissants de l’évolution naturelle de la SEP rendent en effet particulièrement difficile de tirer toute conclusion à partir de simples observations cliniques ou symptomatologiques non contrôlées. Seules des études cliniques en double aveugle pourraient vérifier que l’ apithérapie est d’une quelconque efficacité dans le traitement de la SEP. Le venin d’abeille contient certes plusieurs agents chimiques actifs. L’un d’eux semble avoir des effets anti-inflammatoires et immunitaires.. Une étude non aveugle (randomisée), publiée en 2005 dans Neurology (2005 Dec 13 ;65(11):1764-8 Epub 2005 Oct 12 ) n’a cependant trouvé absolument aucun effet positif de la thérapie par le venin d’abeille sur la SEP. A noter que les systèmes de neurotransmission centraux( 59) sont de deux types : dopaminergique et glutamatergique, ce dernier étant le plus impliqué dans le mécanisme de la schizophrénie. Le diagnostic de SEP nécessite impérativement la démonstration clinique et radiologique par suivi IRM (3) selon les critères IRM de Barkhoff , qui permet également le choix des options thérapeutiques. Il existe trois classes médicamenteuses, les immunomodulateurs, les anticorps monoclonaux, les immunosuppresseurs avec des associations possibles. Confirmant l’échec des venins abandonnés, de nombreuses autres pistes sont explorées. Des traitements antilymphocytaire-B, (RITUXIMAB°), des anticorps monoclonaux comme l’alemtuzumab très efficace, aux effets secondaires graves selon New Engl.Journ. of Med. (fev 09 ), des immunomodulateurs nouveaux, des immunosuppresseurs ( Cladribine), des neuroprotecteurs (fumarate) sont en cours d’évaluation avec des résultats très prometteurs lorsqu’ils sont utilisés dans les dix premières années d’évolution de la SEP. (60)

c) ETUDE CRITIQUE

Les études en double aveugle (patient et thérapeute dans l’ignorance du produit donné) ne peuvent être réalisées facilement en apithérapie pour des raisons évidentes, piqûres répétées avec douleur caractéristique, abeilles vivantes dans l’apipuncture, etc Trier et vérifier les « certitudes », les témoignages avancés ,repris par certains dans un but mercantile évident, n’en est que plus difficile. Il est impossible de s’assurer avec certitude de l’authenticité des témoignages, de leur sincérité et de leur bonne foi, mais je suis enclin à penser que beaucoup sont sincères et faits par des malades convaincus des effets positifs de l’activité du venin d’abeille. S’assurer de la réalité médicale d’une conviction, s’appuie sur des bilans biologiques cliniques et para cliniques rigoureux, opposables, incontestables. Il convient de vérifier le diagnostic qui doit être précis, détaillé, conforme aux normes en usage en médecine moderne. Ces précisions sont indispensables pour s’assurer du contrôle de l’évolution en s’appuyant sur des analyses objectives répétées,( EMG, IRM, potentiel évoqué visuel PEV, étude du LCR et des protéines spécifiques etc) afin de comparer et d’évaluer scientifiquement tous les paramètres cliniques et biologiques relevés dans le temps. Je n’ai eu accès à aucun de ces éléments dans les cas présentés. Une évaluation médicale objective est donc impossible pour confirmer l’amélioration clinique des patients affirmée sur les sites. Il faut aussi que vous sachiez qu’il est scientifiquement établi qu’une conviction forte, positive, du thérapeute donnant le « médicament », placebo compris, fait qu’un patient ressent une amélioration subjective algique, motrice, dans 70% des cas ,voir plus. En d’autres termes, croire au thérapeute guérit et cela n’a rien de miraculeux ! … Cet effet est à prendre en compte dans l’évaluation réelle des résultats de l’apithérapie qui s’adresse en Europe à des patients conditionnés et « croyants » convaincus !

F°) POLLEN

Le pollen en alimentation est un produit qui ,du fait de l’agriculture intensive, du large usage de produits phytotsanitaires dans les campagnes mondiales, pose de réels problèmes de qualités . Des traces des produits de traitement sont présentes, probable facteur associé des mortalités des ruches constatées. Les produits consommés en apithérapie et vendus par des sociétés sérieuses sont de ce fait contrôlés pour avoir le moins de résidus possible excluant les pollens des plantes cultivées : tournesol, colza etc. Les pollens naturels sont récoltés dans des zones peu ou pas pollués principalement en Amérique du Sud, certaine zones protégées en Europe ,en Afrique .Ils sont recherchés, importés, triés et surveillés par analyses. Selon l’origine botanique, des différences de propriétés thérapeutiques existent entre les pollens. Prise isolément, chaque variété de pollen a une activité très spécifique. C’est le cas du saule dans l’adénome prostatique par exemple ! Tous les pollens frais agissent sur l’appareil digestif, stimulant de l’appétit, régularisant de divers troubles fonctionnels du transit dont la constipation. Les pollens ont sur l’humeur une action euphorisante, stimulante qui s’accompagne d’une amélioration des capacités cognitives, limitant le vieillissement et la dégénérescence des fonctions cognitives . Sans passer en revu tous les pollens, sachez que des barquettes de pollen frais de CISTE améliorent le transit, la vision et le système immunitaire,ceux de chataignier par les caroténoides , les ferments lactiques, les polyphénols contenus, sont intéressants dans les troubles de la ménopause, ceux de saule du fait de leur taux important de vitamines, de phosphore et de zinc, agissent sur le prostatisme, la bruyère, par sa richesse en rutine, sur la mémoire et le système vasculaire.

. Effets favorables du pollen sur la santé · Inhibe le développement des cellules cancéreuses in vitro Cancer, effet antiamaigrissant Immuno-régulateur chez les patients souffrant d’une allergie au venin d’abeille ou et/à autres substances Effet positif d’extrait de pollen sur l’artériosclérose expérimentale chez les lapins Entraîne une amélioration dans le cas d’artériosclérose cérébrale (maladie d’Alzheimer, maladies cardio- vasculaires Effet réducteur des paramètres dans le cas d’hyperlipidémie mixte dans le cas de l’hyperlipémie les lipoprotéines du sang, les triglycérides et le cholestérol LDL s’abaissent , le HDL s’améliore L‘extrait de pollen de chardon a une action anti-hépatotoxique démontrée chez les rats de laboratoire Traitement de l’hépatite chronique, aussi effet positif du « pain d’abeilles » Traitement de l’anémie hypochrome avec du pain d’abeilles . Améliore le métabolisme protéique, des lipides, celui des hydrates de carbone arthrite, diabète Effets hormonaux phyto-estrogènes Adénome de la prostate, amélioré par pollen frais de saule

Dans l’obésité provoquée chez les rats réduit le risque de développement par une nourriture hyper grasse de diabète chez les rats . Le pollen frais associé à des huiles riches en ß-carotine, est radio protecteur chez de rats irradiés Est efficace contre les effets cellulaires Réduit les effets secondaires et augmente l’effet thérapeutique de la radiothérapie dans les carcinomes ovariens et utérins des rayons ionisants sur les tissus cérébraux . Améliore l’alimentation des rates gestantes, réduit les malformations Réduction des lésions neurales chez l’embryon humain dont la gestante consomme du pollen frais G) DE l’ABEILLE

Le système immunitaire immédiat des insectes est composé de petites molécules peptidiques ABP (antibactérialpeptides) qui agissent en s’accrochant à la membrane externe ou interne des bactéries fragilisant ainsi la paroi, conduisant à la perforation des membranes, tuant les bactéries. A chaque famille infectieuse, ses peptides spécifiques. Les molécules peptidiques des insectes agissent en désorganisant le système de réparation bactériens. Point important, le peptide des insectes ne se lie pas sur l’équivalent du récepteur DnaK de l’homme connu sous le nom de Hsp 70, ce qui en fait des candidats antibactériens potentiellement intéressant chez les humains. Une meilleure connaissance du récepteur rendra possible le développement de nouvelles classes d’antibiotiques qui seront conçus rationnellement afin de combattre sélectivement une bactérie ou un champignon spécifique. Ainsi seront utilisés des antibiotiques peptidiques du type Apidaécine( abaecine, hymenoptaecin) (56)(57) ayant une activité renforcée ou selon les couplages des spectres antibactériens différents . Les peptides de défense bactéricide animale, comme les cécropines et magainine 2, sont moins efficacement bactéricide que la melittine du venin d’abeille. (61) L’action anti-tumorale de certains peptides sur les cellules cancéreuses a suscité très tôt l’intérêt des chercheurs. La membrane altérée et modifiée de ces cellules les différencie des cellules saines et confère une grande sélectivité aux peptides immunitaires des insectes ou des animaux. Les raisons de cette sélectivité, les mécanismes d’action de cytotoxicité sont en cours d’étude. L’activité anti-tumorale a été décrite in vitro pour les cécropines , les hybrides cécropine A – Magainine 2, ou cécropine A – mélittine. Cette action est freinée in vivo par l’inactivation partielle des composés sériques et par la protéolyse. (61).Les applications prévisibles s’annoncent considérables, de nombreux produits sont en cours d’évaluation voir de développement.

H°) CONCLUSIONS

L’Apithérapie est une forme de traitement alternatif populaire dans certaine partie du monde, une variante obligée dans certains pays à faible niveau de vie comme à CUBA ,en COREE du NORD, en Afrique. Dans le reste du monde, Etats-Unis, Canada, Europe en particulier de l’Est, Asie, elle est considérée comme une alternative naturelle. Dans les pays post industriels elle est pronée par des groupes militants pour les thérapeutiques douces refusant parfois l’allopathie et ses traitements vécus comme agressifs, invasifs et dangereux ! Redoutable et fatal paradoxe de nantis rejetant la médecine moderne que les démunis espèrent par dessus tout ! Ceci explique les confusions de genre, les déviances, les errances entre pseudo médecine et ésotérisme fumeux. Le mélange des genres des « pata-médecines » se fait dans un langage pseudo scientifique. Ce discours leurre les esprits et permet le recrutement des patients en souffrances, pour le plus grand bonheur de nombre de charlatans ,voir d’escrocs, les abusant de promesses fallacieuses. Les patients crédules car désespérés sont avides d’espoirs trouvés dans de pseudo traitements parallèles miraculeux, irrationnels mais lourdement tarifés . Ces patients sont les vrais victimes d’errements inefficaces ou pire dangereux. L’apithérapie des gourous en tous genres est un vrai scandale que je dénonce avec force car il est dommageable pour les malades et nuit à la réputation d’une apithérapie raisonnée, basée sur des pratiques confirmées scientifiquement, faite par praticiens cliniciens compétents et honnêtes.

L’ « évidence base médecine » rationalisant le raisonnement médical est accepté par tous les praticiens sérieux. Ses conclusions sont claires, s’imposent et il faut en prendre acte.

L’apithérapie ,débarrassée de l’ivraie, est une branche d’avenir d’une médecine utilisant les moyens rigoureux d’analyse. Elle doit beaucoup aux recherches scientifiques actuelles, aux travaux sérieux en cours dans différents services et laboratoires des cinq continents. En dehors des usages codifiés du miel dans le traitement efficace et spectaculaire des plaies et brûlures de toutes natures, des espoirs et avancées thérapeutiques intéressants sont prévisibles à court terme dans l’usage d’extraits purifiés des propolis, du venin, de la gelée, des pollens et de l’hémolymphe d’abeille et des insectes en général.

L’avenir de la médecine des ruches est en vérité dans la génétique et la chimie moderne, seules capables de définir les structures stéréochimiques des substances actives, de les produire en qualité et quantité. Elles permettent d’extraire les richesses médicinales de l’abeille, de ses productions. L’espoir de médicaments efficaces contre des pathologies métaboliques, les hyperlipémies, les maladies auto-immunes, l’hypertension, certains types de cancer, mais aussi les infections locales et générales dues à des agents pathogènes humains multi-résistants, des traitement antiviraux efficaces chez l’homme, est certain. Ces nouveaux produits issus de la ruche viendront renforcer les moyens de la médecine de demain, thérapeutiques employés de façon raisonnée par des praticiens formés correctement pour le seul bien être des patients, l’usage vétérinaire servant de ban d’essais aux produits mis sur le marché.

Les contributions efficaces des produits de synthèse issus de l’hémolymphe de l’abeille, de ses cellules, des constituants usités de la ruche et de leurs dérivés synthétisés ou extraits, sont la vraie chance de l’apithérapie. Cet apport permet de renforcer positivement le lien entre tradition médicale et la modernité, en intégrant à la thérapeutique actuelle le meilleur de la médecine des abeilles ! C’est pour les produits de la ruche auxquels les patients font traditionnellement confiance, le seul avenir véritablement porteur d’intérêt.

Dr BECKER Albert CETAM L membre AFA (Ass Française d’Apithérapie)

BIBLIOGRAPHIE

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34)Anti-AIDS Agents. 48.1 Anti-HIV Activity of Moronic Acid Derivatives and the New Melliferone-Related Triterpenoid Isolated from Brazilian Propolis Junko Ito, Fang-Rong Chang, Hui-Kang Wang, Yong Kun Park, Masaharu Ikegaki, Nicole Kilgore, and Kuo-Hsiung Lee* Natural Products Laboratory, School of Pharmacy, University of North Carolina, North Carolina 27599, Graduate Institute of Natural Products, Kaohsiung Medical College, 100 Shih Chuan 1st Road, Kaohsiung, Taiwan, College of Food Engineering, State University of Campinas (UNICAMP), 13081-970, Caixia Postal 6177, Campinas, SP. Brazil, and Panacos Pharmaceuticals, 217 Perry Parkway, Gaithersburg, Maryland 20877

35) Effects of Turkish propolis and silver sulfadiazine on burn wound healing in rats HAN M. C. ; DURMUS A. S. ; KARABULUT E. ; YAMAN I. Revue de médecine vétérinaire 2005, vol. 156, no12, pp. 624-627

36) Abstract Antitumoral activity of the novel antitumoral compound CLU-502, (polyisoprenylated benzophenone) isolated from Clusia rosea, in neuroblastoma and leukemia cell lines Diaz-Carballo Diaz-Carballo David D Universitätsklinikum, Essen, Deutschland 05-2007

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37) Comparative trial of different anti-bacterial combinations with propolis and ciprofloxacin on Pseudomonas keratitis in rabbitPages 62-68 Yusuf Onlen, Cengaver Tamer, Hüseyin Oksuz, Nizami Duran, Mehmet Enes Altug and Selvinaz Yaka Microbio Rev vol 162 p 62-68 (29/01/07)

38)Brazilian Green Propolis Protects against Retinal Damage In Vitro and In Vivo Yuta Inokuchi,1 Masamitsu Shimazawa,1 Yoshimi Nakajima,1,3 Shinsuke Suemori,1,2 Satoshi Mishima,3 and Hideaki Hara1 1Department of Biofunctional Molecules, Gifu Pharmaceutical University, Gifu, Japan 2Department of Ophthalmology, Gifu University School of Medicine, Gifu, Japan 3Research Center, API Co. Ltd, Gifu, Japan

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52) Nobuhiko Haga,Kazuhiro Masuda Kazuharu Takikawa Department of Pediatric Orthopedics, Shizuoka Children’s Hospital, Shizuoka-City, Shizuoka 420-8660, Japan. hagan-reh@h.u-tokyo.ac.jp Osteochondral destruction in the hand following bee stings : a case report of an infant Hand Surg. 2006 ;11(3):143-5

53) Andreas Stocker Isolement et caractérisation de substances de la gelée royale thèse en cotutelle entre le Centre de biophysique moléculaire, CNRS UPR 4301, conventionné avec l’Université d’Orléans et l’Université TUM de Munich.2005

54)ANTIMICROBIAL EFFECTS OF HONEY AND PROPOLIS COLLECTED FROM DIFFERENT REGIONS OF TURKEY Kılıc, A.1, M. Baysallar1, B. Salih2, K. Sorkun3, S.T. Yıldıran1, and M. Tanyuksel Department of Microbiology and Clinical Microbiology, Division of Medical Parasitology, Gulhane Military Medical Academy, Ankara, Turkey
- Hacettepe University, Faculty of Science, Department of Chemistry, Ankara, Turkey
- Hacettepe University, Faculty of Science, Department of Biology, Ankara, Turkey

55)Proteines contenues par la gelée royale J .SIMUTH, Katarina BILIKOVA Institut de Virologie BRATISLAVASlovaquie Apimondia

56)Characterization of Hymenoptaecin, an antibacterial polypeptide that is infection-inducible in. the honeybee (Apis mellifera), J. Biol. Chem. 268, 7044–7054

57)Functional and chemical characterization of Hymenoptaecin, an antibacterial polypeptide that is infection-inducible in the honeybee (Apis mellifera) P Casteels, C Ampe, F Jacobs and P Tempst Molecular Biology Program, Memorial Sloan-Kettering Cancer Center, New York, New York 10021

58) Pattern of sensitization to honeybee venom in beekeepers : A 5-year prospective study Authors : Kalogeromitros, Dimitrios ; Makris, Michael ; Gregoriou, Stamatis ; Papaioannou, Dimitrios ; Katoulis, Alexandros ; Stavrianeas, Nicholaos G Source : Allergy and Asthma Proceedings, Volume 27, Number 5, September-October 2006 , pp. 383-387(5) Publisher : OceanSide Publications, Inc

59)Les systèmes de neurotransmission centraux et leur implication dans les psychoses Marie-Pascale Martres, Thérapie 2008 Mai-Juin ; 63 (3) : 177-185

60 )SEP : de nouvelles thérapies de plus en plus ciblées . Dr GENY C ; Pr CAMU W. ; Service Neurologie CHU Gui de Chauliac, MONTPELLIER. AIM N°139 janv-fev 2009, 14-17

61) Les antibiotiques d’origine animale. BARET-ROUVIERE H. Thèse vet 007. LYON 11/01/2007

62) Peptides membranaires Eric DUFOUR CNRS Master biologie Univ. de Bordeaux2003

9 avis

  1. Touria says:

    c’est un trés bon travail, je le trouve trés interessant, merci beaucoup pour l’information.
    je vous souhaite une trés bonne chance.
    Merci encore une fois.

  2. Jalil says:

    Du Maroc , royaume des abeilles , je vous envoie mes remerciements pour ce travail très bien documenté.
    Ça fait plaisir de trouver des gens qui maîtrisent leurs sujets.

  3. cissé n'tio augustin says:

    je crois beaucoup à l’apithérapie qui jusqu’ici mal exploité chez nous au Mali. je suis C2D du Rucher école de Chatellerault France en apiculture et souhaite avoir mon doctora apicole pour mieux servir mon pays. Merci et à bientôt.
    N’Tio Augustin Cissé

  4. Nico says:

    C’est l’article le plus complet que j’ai lu sur l’apithérapie, un grand merci pour votre travail !

  5. Damien says:

    Merci pour cette article qui m’est très intéressant pour mon mémoire de fin d’études sur l’utilisation du miel sur les plaies!!!!

  6. Tutoriel bourse says:

    Beaucoup trop court, je vous remercie pour ce regale passe sur votre page.

  7. SKUDLAREK says:

    Bonjour,

    De nombreux commerces et apiculteurs proposent des miels avec indication thérapeutique ( Miel de Pissenlit/Diurétique et hépatoprotecteur……..Miel de thym/Maladies infectieuses en général).
    Or, je ne constate nulle part, dans les composés ou analyses, la présence des principes actifs des plantes citée à l’origine de leurs vertus.
    La valeur thérapeutique d’un miel ne dépend elle pas de la quantité de principes actifs avec un seuil thérapeutique minimum et évidemment ,de leur préservation?

    • cetam says:

      Les « indications » d’activité des miels selon l’origine florale dominante se rapportent par analogie aux vertus médicinales prêtées aux plantes dont les nectars semblent être issu. Seul des analyses de laboratoire rigoureuses et complexes peuvent déterminer leur composition et elle sont très peu réalisées du fait des coûts sans rapport avec la valeur marchande du miel vendu. A ma connaissance il n’y pas de preuves objectives cliniques concernant les vertus ni de travaux cliniques sur tous les miels mono-floraux, mais des affirmations « traditionnelles » qui sont en contradiction avec les textes européens qui interdisent toute affirmation d’activité médicinale pour les produits alimentaires. Sachez que tous les miels frais authentiques ont une activité commune tenant à leur constitution physique ,chimique, enzymatiques, etc, vérifiée comme antiseptique, antibiotiques sur certains types de germes bactériens, mycosiques, viraux. Le miel est fortement cicatrisant, actifs sur des plaies et brûlures ( recommandation OMS) sur la toux pour les enfant de 18 mois et plus( recommandation OMS) en ophtalmologie etc confirmé par de très nombreux travaux tant de recherches en laboratoire que cliniques sur les cinq continents. Dr BECKER (Président Asso. Francophone d’Apithérapie)

  8. hazemann says:

    très intéressant, merci
    j’espère que les recherches vont se développer encore a ce sujet très prometteur et pleins d’espoirs pour les personnes comme moi malade et a qui la médecine traditionnelle ne peux rien !!!

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